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L'équipe du Professeur Bruno QuesnelThème:Facteurs de persistance des cellules leucémiques Les cellules leucémiques persistent chez l’hôte malgré les traitements, qu’ils soient de type chimiothérapies, immunologiques (allogreffe, anticorps monoclonaux), inhibiteurs spécifiques (Imatinib). Cette persistance des cellules leucémiques, en particulier à long terme, constitue le facteur majeur d’échec des stratégies thérapeutiques mises en place au cours des dernières décennies. Un des aspects les plus étonnants des cellules leucémiques, et aussi plus généralement des cellules tumorales est que cette capacité de persistance s’exerce le plus souvent pour des quantités totales de cellules très faibles, en dessous du seuil de détection des outils de maladie résiduelle (Figure 1). L’exemple de patients rechutant parfois après plus de deux décennies après l’épisode initial démontre qu’il s’agit bien d’une période « dormante » de l’affection néoplasique, dont le profil évolutif ne peut être expliqué simplement par la cinétique tumorale. Cet état est qualifié de phase de « Dormance tumorale ». L’affection néoplasique peut donc se maintenir en équilibre chez l’hôte pendant des mois ou des années, puis réémerger. Les mécanismes mis en jeu pendant cette phase de persistance de la maladie leucémique chez un patient en situation de rémission complète, et plus généralement au cours des affections néoplasiques sont très mal connus. Notre équipe étudie les facteurs pouvant contribuer à ce phénomène de dormance tumorale, principalement au cours des hémopathies malignes de type leucémies aigues et leucémies myéloïdes chroniques mais aussi au cours des tumeurs solides en collaboration avec d’autres équipes du centre de recherche. La compréhension de ce phénomène de dormance tumorale devrait permettre d’imaginer de nouvelles stratégies thérapeutiques capables d’éradiquer cette population de cellules tumorales dormantes et ainsi de limiter le risque de rechutes à long-terme. |