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Canton de BerguesJean-Pierre Baes, 63 ans, reprend la route pour sensibiliser à la lutte contre le cancerLe ch'ti marcheur est de retourmercredi 04.05.2011, 14:00
Alain Giampreti et Jean-Pierre Baes devant les photos de Marseille.
Pour ramasser des fonds pour la lutte contre le cancer et sensibiliser les habitants de chaque commune traversée, le Téteghémois reprend la route, en marchant plusieurs dizaines de kilomètres par jour, de Marseille à Bergues, puis Dunkerque... Il y a trois ans, les habitants d'une douzaine de communes avaient pu croiser l'allure joviale et sportive de Jean-Pierre Baes. Le bonhomme, habitué à la course à pied, avait choisi de marcher, jour après jour, entre Bergues et Marseille pour sensibiliser à la lutte contre le cancer. Du 1er juin au 3 juillet prochain, il récidivera, dans le sens inverse cette fois. Pour la bonne cause « J'ai perdu des amis avec cette maladie. Un autre copain avait, à l'époque, lui aussi perdu sa femme du cancer. Et un soir il y a 4-5 ans, lorsqu'il est venu manger, j'ai lancé cette idée. » Le copain n'a finalement pas suivi, sauf dans les voitures accompagnatrices. Marcher pour "la bonne cause" était aussi évident. Il y a trois ans, la marche du "ch'ti" permettait de réunir près de 15 000 euros. « J'espère plus cette année. » Car les fonds sont remis à l'IRCL (institut de recherche contre le cancer de Lille). Cette année, la marche sera peut-être un peu plus compliquée pour Jean-Pierre Baes, qui fut immobilisé sept mois après un accident et a été opéré d'une hernie discale. « Mais je partirai plus tôt le matin, vers 5 h, pour avoir fait près de 20 km pour 9h30. J'ai toujours eu envie de refaire l'expérience mais cette fois, ce sera à mon rythme. » Accompagné d'amis qui le suivront dans trois voitures, Jean-Pierre Baes a hâte de reprendre la route. Et se souvient d'anecdotes d'il y a trois ans. « Les premiers jours, il a plu, j'avais les pieds mouillés. Et puis, ce qui était difficile, c'était de dormir sur les aires d'autoroute, le bruit, ce n'est pas reposant. » Car l'itinéraire une fois fixé, le marcheur n'en déroge pas. Objectif : prendre le chemin le plus court possible entre chaque étape. « Parfois, les routes sont dangereuses, car on est sur le bas-côté des routes nationales », ajoute Alain Giampreti, membre du Kiwanis club de Dunkerque, qui accompagne l'aventure de Jean-Pierre Baes. « Des gens ont voulu me prendre en stop, se souvient le Téteghémois, parce qu'ils m'avaient vu la veille. » Le Kiwanis club s'est d'ailleurs mis en lien avec tous les autres clubs situés dans les communes traversées, afin qu'elles puissent organiser le mieux possible l'arrivée du marcheur et de son équipage de camion-caravane. Maurice Wylleman, président de Ces'ânes, accompagne aussi le convoi sur une partie du chemin, avec un âne. Et la petite équipée de dialoguer avec les gens et de les sensibiliser à leur cause. Le tout dans une ambiance sympathique. Il se souvient d'ailleurs de son arrivée à Marseille en 2008. « Un policier avait approché... et finalement c'était pour m'escorter ! Ils avaient aussi préparé une vraie réception et ma famille était là. Ils n'avaient eu que huit jours pour réagir. » Lui aura un mois pour marcher et autant pour rallier les habitants à sa cause. Claire HOHWEYER Vos réactions sur www.lejournaldesflandres.fr Le Journal des Flandres |